prologue

Posté par cesenfantsditsproteges le 24 juillet 2013

Après,une carrière de trente années en qualité d’auxiliaire puéricultrice dans une pouponnière, pour enfants retirés de leurs famille,  j’éprouve le besoin de relater cette expérience avec un souci d’impartialité. Avant d’occuper ce poste,j’ai exercé la fonction d’auxiliaire puéricultrice  en Afrique à Abidjan Côte d’Ivoire dans cette catégorie,qui est ma spécialité. Je me suis présentée à  cette pouponnière  pour me soumettre à un entretien d’embauche,qui s’est conclu par un contrat de travail,et une entrée en fonction immédiate.je précise que les établissements qui m’ont employée à  Abidjan remplissaient les fonctions classique de crèche,école maternelle etc.Et ne s’adressaient qu’à des enfants sans souffrance vivant en harmonie au sein de leur famille.   C’est sur la décision du maire soucieux de récupérer le terrain pour y construire un collège,que la pouponnière a été rasée. Ce bâtiment admirable,fondé dans les années 1889-1910 par des pères rédemptoristes,et qui appartenait au patrimoine a été détruit,ainsi que ses arbres centenaires. Il allait sans doute éloigner ces enfants qui faisaient tâche sur la ville. De 1911 à1975 l’assistance publique a aménagé ce bâtiment en pouponnière pour jeunes enfants abandonnés,maltraités,en danger. A  partir de 1976,c’est le département qui prend la relève et gère les enfants ainsi que le personnel.   En 2000 suite à la décision du Maire  évoquée ci dessus ,la pouponnière a été délocalisée et scindée en deux partie . Avant cette délocalisation,la pouponnière accueillait 300 enfants,répartis sur six salles,chacune divisée en quatre postes de 7 enfants âgés d’une semaine à trois ans. Quatre auxiliaires puéricultrices dites « maternantes » assuraient la responsabilité des enfants de 6h30 à 15 heure,la seconde équipe prenait leur service à 15h jusqu’à 22h45,et cédait la place à la maternante de nuit,jusqu’à 7h ,qui assurait seule la garde,et les soins multiples des enfants de toute la salle.   A  cette époque,le personnel était supervisé le jour à chaque étage par une surveillante (3 au total). La nuit, une seule surveillante était responsable de tout l’établissement,tout ce personnel assurait sa tâche en complémentarité et dans une parfaite osmose. Un service social coordonnait les services extérieurs,tel les groupement en  fonction de l’adresse des parents,(éducateurs,assistante maternelles,juges parfois ) pour trouver des solutions quant à l’avenir des enfants.

ARTICLE I

UNE JOURNEE A LA POUPONNIERE

Elle commence à 6h30, l’équipe de nuit transmet à celle de jour ce qui a été observé,puis noté sur le cahier de transmission pour le médical,ou sur le classeur de l’enfant pour les différents comportements tout au long de la nuit. La maternante  commence la journée en donnant le bain à chacun des sept  enfants,puis le déjeuner aux plus grands,et enfin le biberon aux bébés. Ensuite,elle accompagne  les enfants à partir de deux ans au jardin d’enfants intégré à la pouponnière,les plus jeunes et les moyen restent dans le service,certains jours la maternante accompagne en psychothérapie les enfants ayant besoin d’un suivi. Selon les besoin,un pédiatre assurait la consultation des enfants signalés malades  sur place. A 11h30 le repas est servi aux plus grands,la sieste suit jusqu’à 14h30.A l’issue de laquelle tous les enfants sont sortis dans le parc,certain jour une sortie privilégiée est organisée pour les enfants qui ne bénéficient pas de visite personnelle. La maternante à cette occasion reçoit l’autorisation d ‘emmener un des enfants en dehors de la pouponnière ,pour lui offrir quelques heurs de promenade,ou une activité correspondant à son âge. le repas du soir à lieu entre 19h et 20h et est suivi du coucher de tous les enfants.A 21h,les différentes équipes se réunissent dans un bureau contigu aux chambres des enfants,pour débattre et commenter les différents problèmes rencontrés au cour de la jour.

MES PREMIERES EXPERIENCES A LA POUPONNIERE

je cite ci-dessous les premiers cas dont j’ai eu la charge. Une petite fille de 2 ans qui est restée aux côtés de sa mère suicidée pendant deux jours. _Une petite fille de 18 mois abandonnée sous X. _Deux frères nés de parents alcoolique. _Une petite fille de 2 ans dot la mère immature ne pouvait pas assumer la charge de son enfant. _Un enfant de 2 ans maltraité par son beau père. Malgré le caractère subversif et douloureux de ces exemples,je dois préciser qu’ils sont relativement modérés en comparaison de l’aggravation des cas que j’ai rencontré à partir de 1990. En effet à compter de cette période ,nous avons pu constater une augmentation de parents drogués,ou très gravement atteints psychologiquement,entrainant encore plus de maltraitances physiques et morales. Tous ces enfants étaient issus d’origine multiple:Afrique du nord,Afrique noire,Europe;

ARTICLE  II

L ENFANT QUI SERVAIT DE BEQUILLES

Alors que j’assurais mon travail de nuit ,un bébé d’1 mois nous a été confié par le service des prématurés.Ce bébé ne pesait que 2 kg5 .Ce bébé était atteint de microcéphalie (cerveau dont le développement est limité ) .cet enfant en raison de sa prématurité avait dû être gavé,ce qui rendait la prise de biberon très difficile,car l’enfant habitué aux gavages (sonde dans le nez) était dépourvu du réflexe instinctif de la succion.   Les parents de cet enfant étaient alcooliques,drogués,le père s’était livré à des violences physiques sur la mère pendant la grossesse,ce qui semble expliquer clairement l’état de l’enfant. Il faut préciser que les enfants dont la mère a fait usage de drogue pendant la grossesse souffrent du symptôme de manque  durant les quelques ois qui suivent le sevrage par administration médicamenteuse. C’était le cas du petit D et cela expliquait sa grande nervosité. Cet enfant donnait l’apparence douloureusement impressionnante dû à ses multiples problèmes,son comportement en générale difficilement prévisible.Pendant le changement de couche,il se cabrait en arc de cercle et se trémoussait nerveusement .Très vite,je lui ai demandé d’un ton sécurisant de se calmer,lui expliquant que son comportement rendait pour lui comme pour moi le change très difficile. A partir de ce moment,j’ai eu l’agréable surprise de constater qu’il se détendait,et se prêtait à mes soins.Cette expérience a établi entre nous deux un grand contact affectif. Au moment de le prise de biberon,je devais afin qu’il boive normalement bien l’envelopper de mes bras pour lui procurer un contact physique très étroit et effectuer un doux balancement pendant toute la durée de la tétée,pour qu’il puisse finir sa quantité de lait. Malgré toutes ces difficultés D était un enfant très attachant,que j’ai vu progresser assez rapidement. Il reconnaissait bien les personnes qui s’occupaient de lui. En ce qui me concerne j’ai eu le bonheur de créer avec lui une relation affective fusionnelle . Ses parents lui rendaient visite une fois par semaine,toujours sévèrement alcoolisés,et affectaient des comportements délirants ,comme soulever l’enfant de son « relaxe » sans s’apercevoir qu’il est encore attaché,ou le poser dans son lit sans remonter les barreaux de sécurité. En raison de son passé médical très lourd, D était suivi à l’hôpital,le pédiatre tait surpris de son évolution rapide.   Quand D a eu un an,les médecins,psychologues et groupement ont décidé de placer l’enfant avec sa mère dans le sud de la France,estimant que D serve de  » béquille « à sa mère,dont l’alcoolisme n’avait toujours as été pris en main,et qui par conséquent demeurait dans le  même état .   Cette décision nous a profondément choquée.Lors d’une réunion de poste concernant cet enfant,nous nous sommes insurgées contre ce projet d’avenir,que nous estimions voué à l’échec et très préjudiciable pour l’enfant.   Nous n’avons pas reçu de réponse favorable,et le placement s’est effectué selon la volonté des médecins et psychologues.   La mère et l’enfant  sont arrivés dans l’institution désignée,après un mois de placement,cette institution nous a déclaré qu’elle n’avait pas les compétences suffisantes pour assumé une telle charge. Cette réaction permet de déduire ,que cet établissement n’avait pas reçu au départ un rapport réaliste de la situation.   Nous nourrissions avec ferveur l’espoir de continuer notre travail et no soins avec D à qui nous étions très attachées,mais hélas la hiérarchie en a décidé autrement et D fut placé d’office dans une autre pouponnière. Cette décision était dû à la politique établie,qui veut que le personnel ne s’attache pas à un enfant en particulier,et nous engageait  faire le « le deuil » de D .   Après environ un an passé à Asnières D a été placé en famille d’accueil. Nous avons appris plus qu’il grandissait bien et s’épanouissait dans de bonnes conditions,malgré son handicap,qu’il parvenait à surmonter grâce à son tempérament combatif. Après ces différentes hésitations,la mère se sentant coupable,son état général s’est encore dégradé

L ENFANT BRULE

Je vais évoquer un autre cas douloureux,celui de deux petites filles âgées de neuf et dix huit mois,qui nous ont été confiées par l’hôpital pour mal traitance.Je ne peux oublier la triste découverte que j’ai faite en changeant la couche de l’ainée,j’ai vu deux gosses empruntes de fer à repasser encore suintantes sur son ventre. Il ne m’est pas possible de poursuivre leur histoire,car un moi après leur arrivée,elles ont été remises à leurs parents.    Je me poserais toujours la question de savoir si une enquête a été ouverte. Le cas de ces deux petites filles n’est pas isolé .En trente années de carrière ,j’ai toujours constaté que ces enfants maltraités étaient rendus à leurs parents,aucun engagement de suivi de la part de l ‘A D A S S.

LA PETITE FILLE ABUSEE    

  Un peu plus tard,une fillette de quatre ans,nous est arrivée victime d’attouchements signalés au préalable à la police des mineurs par son école.Deux mois après son arrivée,cette enfant comme toujours a été remise à ses parents,sans qu’elle ait bénéficié d’aucun soins spécifiques,ni écoute emphatique relative à sa souffrance,par un psychologue. UN HORRIBLE DRAME Le témoignage que je vais évoquer maintenant est court ,mais également très douloureux. Il s’agit  de deux petits garçons âgés de deux et trois ans,dont la mère avait fait la démarche de nous  les confier,afin de les protéger d’un père excessivement violent. Cette mère,après quelques temps a été découverte morte dans la rue lardée de trente coups de couteau assénés par le père qui fut aussitôt incarcéré. Nous étions tenu à la demande du père de lui présenter ses enfants chaque quinzaine, nous avions la consigne   de confectionner un gâteau,que les enfants devaient remettre à leur père. Une fois de plus le désir et la préoccupation de la mère n’a pas été prise en compte.

ARTICLE III

UNE MAMAN QUI MERITAIT DE L AIDE

Il y a  eu aussi G  dont  la mère profondément alcoolique éprouvait néanmoins beaucoup d’amour pour son fils,et lui témoignait un vrai dévouement maternel. En raison de son alcoolisme,elle a perdu la garde de son fils,qui nous a été confié à l’âge de deux ans,toue fois elle a obtenu l’autorisation de le garder chaque dimanche,ce qu’elle n’assumait pas toujours en raison de son état. L’enfant était manifestement heureux de sortir avec sa mère,car il revenait souriant de sa journée,même s’il n’était pas toujours très propre. J ‘estime que cette maman méritait en vertu de son amour pour son fils d’être secourue dans son addiction à l’alcool.Rien n ‘a été entrepris dans ce sens privant ainsi G d’une mère potentiellement valable.Il s’en est suivi  un placement en famille d’accueil pour G. Même sachant qu’un problème d’alcoolisme est difficile à résoudre,on ne peut que déplorer qu’aucune tentative n’ai été entreprise pour donner une chance à cet enfant et sa mère

. UN ENFANT TRES DIFFICILE

Se est arrivé à la pouponnière à l’âge de trois ans et demi,venant d’un milieu particulièrement défavorisé,et immoral,pour honorer une dette de jeu (cartes) le père a monnayé  sa femme comme règlement à cette dette,et celle ci a accepté .Ce couple se trouvait en prison pour divers exaction,lorsque cet enfant nous a été confié. On ne s’étonnera pas du comportement instable et violent de Se.A l’âge de trois ans et demi étant scolarisé à l’école maternelle. Il se distinguait par ses agissements caractériels,qui  perturbaient et déstabilisaient  la classe entière,ainsi que l’institutrice,qui se voyait impuissante  face à cet enfant. Un jour profitant de la récréation,il a enfermé à clef son institutrice qui se trouvait à l’intérieur,prenant,t la clef une fois son forfait accompli,la jetant dans une bouche d’égout qui se trouvait dans la cour. La maîtresse n’a pu être libérée qu’avec l’intervention des pompiers. En tant que responsable de cet enfant,je ne pouvais pas le laisser seul,même pour un laps de temps, néanmoins,Se avait  un coté  attachant par son besoin de reconnaissance ,d’attention,de tendresse,ce dont il avait toujours manqué et amenaient ces comportements  choquants chez un si jeune enfant. Vers quatre ans et demi  Se a été confié a une famille d’accueil,qui a  adopté une attitude de fermeté et d’affection bien dosée,qui lui a été salutaire,et en a changé radicalement son comportement.

LES ENFANTS RETIRES DE LEUR FAMILLE

Critères amenant  le tribunal pour enfants à cette décision: -Enfant en danger -Abus sexuel -Violence physique et morale -Mauvaise conduite parentale,commerce de divers drogues,accompagné de leur enfant ,commerce souvent la nuit. -Alcoolisme sévère allant parfois jusqu’au coma éthylique. -Enfant retrouvé seul au domicile familiale . -Enfant abandonné à la naissance sous X. -Enfant placé en famille d’accueil,retiré sous prétexte de trop d’amour de la part de celle ci

PLACEMENTS ALEATOIRES

Certains enfants nous arrivaient en pleine nuit accompagnés par la brigade des mineurs,leurs parents étant gardés en garde à vue pour divers raisons. Dés le lendemain,ces enfants étaient pour la plus part remis à leurs parents,dont la garde à vue avait pris fin. Quel est le bien fondé d’un tel traumatisme pour ces enfants? Alors qu’il aurait été tellement plus humain,dans la mesure du possible de les confier pour ce laps de temps à des membres de la famille ou connaissances,qui aurait été choisi par la famille de l’enfant, en dernier ressort,s’il n’y a personne proche des parents ,alors faire appelle à la pouponnière.

REMISE RATEE

Je continue par l’histoire de ce bébé de six mois,qui nous est arrivé après avoir été victime du désintérêt total de ses parents. Ces derniers l’ayant abandonné au contact de leurs gros chiens qu’ils l’ont blessé en voulant jouer avec lui. Les parents ont obtenu un droit de visite de leur enfant,qui s’est vite transformé en droit   de sortie le weekend. Lors de chacun de ses départ avec ses parents,cet enfant pleurait de façon bouleversante,nous amenant à nous poser pas mal de questions sur le déroulement de ces deux jours.Mais,il n’y eu pas de suite,ni de travail d’enquête sur ces jours. Après quelques  weekend   ,les parents ont obtenu la remise de leur enfant. Six mois après l’enfant nous a été de nouveau confié,pour les mêmes raisons de maltraitances. Cela démontre le manque de clairvoyance et de travail sérieux de la part des différentes équipes sociales ,médicales et psychologiques.

ARTICLE  IV

LES PARENTS

Jusqu’en 2000,il était d’usage que les parents visitent leurs enfants dans le service,où ils vivaient quotidiennement tout en ayant la possibilité de s’isoler avec eux,dans leur chambre où en salle de jeux. Les parents étaient satisfaits de connaître leur lieue de vie,et les référents qui s’occupaient de leur enfant la journée,ce qui permettait d’instaurer un dialogue parent maternante,ce qui sécurisait aussi les enfants. Certains parents très exigeants trouvaient à redire sur la tenue vestimentaire (fournie par la pouponnière ) ou la coiffure de leurs enfants.Certains s’opposaient à ce que leur enfant soit emmené chez le coiffeur,nous n’avions pas l’autorisation de passer outre. Bien que ces enfants soient retirés à leur garde,il en résultait souvent que les garçons se retrouvaient les cheveux attachés,afin que leur vue ne soit pas gênée. Je me souviens d’un bébé de neuf mois,dont la mère et la grand mère étaient atteintes de maladie psychologique sévère,cette grand mère est venue un jour visiter son petit fils et à ma grande stupéfaction,elle a déposé une boite de nourriture pour chien devant le bébé,qui jouait au sol,allant jusqu’au bout de sa démarche,elle a invité l’enfant a venir manger. Certains parents pour compenser la culpabilité qu’ils éprouvaient de savoir leur enfant placé en pouponnière,les  gavaient de sucreries,de gâteaux et de nourriture de fast-food.Il va sans dire qu’il aurait été préférable pour ces enfants de recevoir un livre,un jeu éducatif. Ces excès néfastes rendaient bien souvent les enfants malades la nuit.

UNE MERE VOLEUSE

Comment ne pas évoquer la maman de jumeaux âgés  de six mois,un des deux enfants était manifestement plus éveillé que son frère,ce qui en résultait l’intérêt de sa mère au détriment de l’autre. Cette préférence a été dramatiquement avérée par l’enlèvement  de l’enfant choisi ,pendant l’heure des visite avec un grand sac prévu à cet effet. Les recherches pour retrouver la mère et l’enfant furent infructueuses,le frère délaissé fut placé en famille d’accueil. Nous avons du faire face à l’agressivité et la violence de certains parents qui se manifestaient par des menaces,des gifles,vol de papiers. Malgré le climat dangereux dans lequel il fallait assumer notre travail,il nous était conseillé par la hiérarchie  de ne pas porter plainte et de minimiser les faits sous prétexte que nous avions affaire à des parents  « fragilisés  » par leurs problèmes. Le seul soutien,que nous pouvions espérer était la solidarité et l’empathie entre le personnel. Je tiens aussi à parler de cette maman,je me suis occupé de son dixième enfant,après que les neuf autre frères et soeurs furent placés les années précédentes dans notre établissement. Etant donné la longévité de sa présence parmi nous,elle connaissait parfaitement le fonctionnement  du service,il s’était presque instauré une sorte de convivialité ,il n était pas rare qu’elle prenne le café avec nous avant de s’installer en salle de jeux avec son fils,ne tardant pas à s’endormir paisiblement sur le tapis de sol. Un incident est resté gravé dans mas mémoire au court duquel  un père s’est introduit à l’intérieur de l’établissement la nuit ,pour enlever son bébé de dix huit mois ,ma collègue s’est aperçu de la disparition de l’enfant en effectuant son tour de vérification des enfants réglementaire,ronde qui ont lieue à heure fixe. Le père a pu procéder à l’enlèvement de son fils grâce à sa bonne connaissance des lieux  où dormait son fils.Il a échappé à la vigilance de la maternante occupée  aux soins,biberons,changes et autres soins,étant toute seule pour s’occuper et surveiller vingt cinq enfants. Les chambres des enfants étaient d’ un accès très aisé ,surtout celle du rez de chaussée donnant sur le parc,les serrures et les portes étaient aléatoires. Il y eu aussi l’intrusion d’individu  drogués espérant trouver des médicaments pouvant satisfaire leur addiction . Pour ma part,j’ai été confrontée à ces problèmes ,j’ai immédiatement allumé toutes les pièces et fait la tournée de toutes les chambres des enfants vérifiant leur présence,j’ai également dans le même temps prévenu la responsable de cette présence indésirable,elle a aussi tôt prévenu la police ,qui est arrivée armes aux poings,mais hélas trop tard,l’individu  ayant pris la fuite.

ARTICLE V

LES VISITES PARENTALES

Les faits que je vais relater maintenant se sont déroulés après la délocalisation de l’an  2000 de la pouponnière. A cette date,un nouveau concept a été élaboré en ce qui concerne les visites parentales jusqu’alors les parents avaient la faculté de rendre visite à leurs enfants  quatre à cinq fois par semaine,dans le service de vie . L’équipe psychologique a décidé de réduire ces visites de une à deux heures par semaine, de plus ces visites devaient se dérouler a l’extérieur du service et en présence d’une psychologue,d’une responsable d’unité qui restaient pendant toute la durée de la visite,ce qui mettait mal à l’aise certains parents qui se sentaient épiés  et jugés,le malaise était si grand pour certains ,que beaucoup renonçaient à leur droit de visite. Ce procédé était concevable pour les enfants dont les parents étaient susceptible de reproduire avec leur enfant des attitudes de violence,d’agressivité qu’ils leur avaient déjà subir. Dans l’immédiat,les maternantes référentes ignoraient tout du déroulement de ces visites,le compte rendu leur étant communiqué en aval et bien souvent après un laps de temps,en ce qui me concerne,j’ai souvent été confrontée  à des situations de grande hésitation face au mal être des enfants qui avaient vu leurs parents dans la journée,leurs angoisses se manifestaient la nuit,et n’étant pas informée du déroulement de ces visites parentales,cela rendait mon travail d’apaisement très improbable les   angoisses de la journée se trouvant amplifiées durant la nuit.

ARTICLE VI

MEDICAL PSYCHOTHERAPIE    PSYCHOTHERAPIE  EXTERIEURE

Ces soins concernent des enfants et de bébés dans une grande détresse,qui se traduisaient par des symptômes tel que l’agressivité envers lui même :arrachage de ses cheveux,balancements pour s’endormir ect,en ce qui concerne les bébé,on assistait à un état de mutisme persistant,refus du corps à corps avec sa maternante référente, ce qui faisait penser à une volonté de se faire oublier de l’entourage et de glisser peu à peu vers un refus d’entretenir tout contact avec le monde des adultes,tournant la tête et le regard dés qu’on leurs parlaient. Ce qui est très impressionnant . Pour ces enfants une psychothérapie  était toujours instaurée,mais hélas après de longues tergiversations faites en réunion. La pouponnière faisait appel pour ces  psychothérapies  au docteur Françoise Dolto qui à beaucoup travaillé avec la pouponnière,ainsi qu ‘à d’autres. Même les maladies corporelles revêtaient pour l’ensemble du personnel un caractère psychologique avant tout autres soins . J’ai vu des enfants souffrant d’un eczéma important,ou victime d’un problème respiratoire et de bien d’autres affections, privés de soins médicaux. Le plus urgent pour le personnel étant de régler d’abord < ces problèmes par la   psychothérapie>,ce n’est donc qu’après plusieurs visites infructueuses  auprès de psychologues que l’enfant recevait les soins appropriés à son affection,qui s’était aggravée entre temps. Quel perte de temps,il faut en premier soigner le corps,puis le psychique. Pourtant un pédiatre consultait chaque matin,et donc était informé de l’état des enfants ,si e travail était fait correctement. Un des exemples le plus frappant  est celui d’une petite fille noire âgée de six mois souffrant d’un eczéma impressionnant , qui s étendait sur tout son corps. Après plusieurs réunions pour parler de son  problème de santé,le personnel référent en a déduit,que cette petite fille noire entourée de personnel blanc développait une profonde angoisse quant à sa couleur <et qu’elle percevait comme une honte!> par voie de conséquence a développé un eczéma. Pour ma part,j’ai toujours pensé que l’absence de sa mère très jeune,qui ne venait que rarement la voir était responsable de cette dermatose. Je me refuse à croire qu’un bébé de six mois puisse être conscient de la    couleur de sa peau et en souffrir. Il a fallu plusieurs mois ,avant qu’elle bénéficie d’une consultation et d’un traitement en dermatologie. Il faut reconnaître  que beaucoup de bébés même très jeunes (1mois) retiraient de ces séances  de psychothérapie un réconfort tangible,j’ai pu constater à plusieurs reprises,le fait de mettre des mots sur leurs histoire et leurs souffrances personnelles ,les apaisait de façon spectaculaire ,le bébé étant plus épanoui  dans sa relation  avec les adultes  et réalisait rapidement des progrès. Pour les plus grands,les séances de psychothérapie étaient plus difficiles,en effet ces enfants étaient chargés par un arriéré  de vie douloureux et très délicat à aborder et amener l’enfant à vivre « avec et malgré » son passé  pour avancer dans sa vie était une tâche de longue haleine. Je voudrai attirer maintenant l’attention sur l’importance des différents objets de transition ,reliant l’enfant à ses empreintes familiales (doudou,taie d’oreiller  tétine etc) qui jouaient un rôle rassurant et affectif dans la vie des jeunes enfants. Certaines  maternantes  outrepassaient  leur droit, et certainement poussées par un besoin d’affirmer leur autorité, en décidant de priver purement et simplement à certains enfants   leurs objets de réconfort importants pour eux.Tout cela sous le couvert de psychologie. Je me souviens de cet enfant,venant d’arriver, qui privé de son doudou,une taie d’oreiller par sa maternante de jour,sans aucune concertation,, avec les autres référentes de cet enfant, il ne pouvait pas trouver le sommeil,manifestant son mal être par des pleurs déchirants ,que j’ai réussi à calmer en lui procurant un petit drap de bébé ,qui faisait illusion ,et lui a permis de s’endormir. Je gardais toujours dans ma poche de blouse quelques tétines de substitution,pour apaiser les enfants qui en étaient privés ,par l’initiative arbitraire de certaines maternantes,cette privation imposée pour la nuit était plus traumatisante,que le même acte effectué le jour,ce qui semble plus grave ,la nuit étant un moment de récupération pour l’enfant. Pendant  des années nous avons lutté contre cette pratique sans résultat. Je vous laisse juge,mais je trouve ce procédé sous prétexte de psychologie,pratiquée par des personnes non reconnues dans cette branches,à la limite de la mal traitance. Je vais clore ce sujet en donnant l’exemple de la petite  SA âgée de six mois. A la suite des affirmations de sa mère,selon lesquels elle souffrirait d’une intolérance au lait classique,l’équipe médicale a décrété qu’il  en allait de même pour l’enfant, sans examen préalable ,un lait de régime  à l’odeur au  goût  particulièrement désagréable  a été prescrit a ce bébé,qui manifestement ne l’appréciait pas. En effet elle  absorbait ses biberons avec dégoût. Les maternantes de jours lassées par cette épreuve trop laborieuse  réduisaient  le nombre de biberon à trois dans la journée,d’un commun accord en prenant notre service de nuit, nous lui donnions le quatrième réglementaire, pour qu’elle ait sa quantité journalière.Si nous nous étions soumises au désir de certaines maternates de jours,qui voulaient réduire leur tâche à deux biberons,nous aurions dû réveiller deux fois cette enfant entre 21het 7heure afin qu’elle ait sa quantité de lait. Personnellement,je n’ai jamais accepté de tel procédés contrairement à d’autre collègues. Lorsque j’arrivais pour prendre mon service à 21H30,je trouvais SA dans un état de tension intense,car elle avait été délaissée pendant la journée,suite à la présence d’odeurs désagréables dégagées au niveau de son cuir chevelu ,entrainées par l’absorption de son lait malodorant. Il s’est établi entre cette enfant et moi un fort lien affectif dû à l’attention que je lui portais,et qu’elle appréciait après une journée de » quasi  » abandon! Je la sentais épanouie et heureuse,quand je lui donnais son bain,la coiffais,soins qui doivent être faits la journée (soins que je faisaient en cachette de crainte d’être critiquée par l’équipe de jour ), c’est alors qu’elle parvenais à boire son biberon à peu près normalement,surmontant son dégout pour ce lait. J e la couchais ensuite dans son lit,dont j’avais auparavant renouvelé toute le literie,et là elle s’endormait paisiblement Pour conclure l’épisode concernant cette petite fille ,j’estime que réveiller un enfant en pleine nuit,pour lui donner un biberon dans le but d’alléger la tâche de la maternante de jour s’associe à du gavage, et frôle la maltraitance. L e cas le plus effarant,que j’ai pu constater est celui d’un bébé,qui durant 7 heures n’a pas été réveillé  pour la prise d’un biberon. Ce manque de soins impliquait que celui ci n’avait pas été changé,ni pris dans les bras,soumis à de telles pratiques,un bébé a tendance à se faire oublier comme  résigné et en oubli de réclamer sa quantité de lait,et selon une expression propre à notre profession « se laisse glisser » et fini pas perdre du poids. Et alors là, c’est la panique générale avec ordre de réveiller cet enfant plusieurs fois par nuit,le pédiatre commençant à s’inquiéter  ,ne remettais pas en cause cette pratique,qui ne le choquais pas,mais par prudence il fallait absolument  réveiller l’enfant le passant carrément de quatre à cinq biberons,du gavage à grande échelle. Souvent ce cinquième biberon l’enfant le refusait n’étant pas habitué à avoir des biberons à heures fixes. D’autre théories assez incompréhensibles se sont ajoutées à celles qui prônait qu’un enfant ne devait pas être réveillé,même pour la prise d’un biberon,telle que le change de couche,qui devait être effectuer  en position debout,dés que l’enfant commençait à se tenir sur ses jambes,c’est a dire bien avant avoir acquit la marche. Durant le déroulement de ce soin déraisonnable, l’enfant montrait des signes d’insécurité,qu’il manifestait en tremblant,s’accrochant désespérément à sa maternante. Ce soin,qui  normalement est un moment privilégié ,et qui assure un contact affectif avec sa maternante,était devenu une épreuve angoissante .J’ai toujours refusé de me plier à cette consigne. Une théorie m’a paru aussi inconcevable:Celle de laisser un enfant de deux ans et plus,libre de composer lui même son repas en choisissant les aliments,qui lui étaient présentés sur la table ,de l’entrée au désert en passant par le plat de résistance . L’enfant dans tous les cas optait en priorité le désert,ce qui est assez logique pour un tout petit .Après ce choix,il ne manifestait aucune appétence pour les autres aliments,à la suite de ce repas plus qu’incomplet l’enfant était couché sans autre forme de procès. De tout temps,les enfants ont appris de leurs parents à apprécier les saveurs des différents aliments,ainsi que l’ordre dans lequel doit se dérouler un repas,cela fait parti  de l’éducation d’un enfant. Heureusement,ce procédé dû à l’initiative fantaisiste d’une responsable d’unité,qui certainement se croyait investie de la qualité de psychologue avertie a été assez bref au vue du désordre généré. J’ajoute qu’à cette époque tout avis psychologique,qui émanait  ou non de personnel compétant pouvait être ris en considération et appliqué,bien souvent au détriment des enfant.D’où un florilège de bêtises  de raisonnements, plus idiots les uns que les autres. Je vais maintenant citer quelques déductions discutables de psychologie , dont le souvenir me choque encore,tel le cas de ce petit garçon atteint d’un strabisme important,il s’est écoulé un temps relativement  long avant qu’il soit décidé que cet enfant âgé de deux ans ait le droit à une consultation en ophtalmologie, sous prétexte que son handicap relevait du fait « qu’il ne voulait pas voir la vérité en face  » Nous avions la consigne de ne jamais interrompre la prise d’un biberon ,même si l’enfant émettait le besoin d’arrêter la tétée pour reprendre sa respiration ou faire un rôt. Pour nous faire comprendre cet ordre,la psychologue nous a expliqué: » si votre mari interrompait l’acte sexuel, vous vous sentiriez frustrées » il en va de même pour le bébé. Nous étions également chargées d’assurer l ‘éducation sexuel de  ces tous petits,ce à quoi je me suis toujours refusée. Certaines collègues se sont pliées à cette directive,expliquant à l’enfant de deux ans « que sont papa introduit son sexe dans celui de la maman,et que cette dernière est très satisfaite ». Je peux concevoir l’utilité de répondre à la curiosité d’un enfant concernant la venue des bébés,par contre pourquoi aller si  tôt  au devant de questions qu’ils ne se posent pas dans la plupart des cas:J’estime que ce rôle incombe aux parents ,quand ils sont présents dans la vie de leurs enfants. Une autre grande théorie s’appliquait au besoin des enfants de sucer leur pouce,ou ne tétine.Pour la psychologue,cette habitude ancestrale  cachait le désir de l’enfant envers le sexe de son père,on ne peut que constater au travers de telles théories, l’omniprésence d’un certain docteur Freud,qui faisait office de bible pour prendre les différentes décisions plus ou moins farfelues ! Je me souviens d’un petit garçon  âgé de trois ,dont la mère venait de décéder,la responsable d’unité a cru bon de lui expliquer sans fioritures,que sa maman allait être placée dans un grand trou creusé dans la terre,puis recouverte de cette terre.Cette explication est difficilement concevable pour un enfant aussi jeune désarmé par cette séparation angoissante,il en a gardé un traumatisme important,qui se traduisait par la peur de tomber dans un trou lorsque nous le promenions dans le parc. Je conçois ,qu’il faille aidé un enfant à accepter son deuil,en adoucissant ce dernier par des images à la mesure de son âge tendre,en lui  expliquant,par exemple que sa maman même si il ne la voyait  plus,elle resterait toujours dans son coeur

ARTICLE  VII

UNE HYPOCRISIE DANGEREUSE

Avec l’apparition du sida,dans les années 80 beaucoup d’enfants porteurs de cette maladie,nous ont été confiés,un mot d’ordre voulait que ne fusions pas avisées de l’état de l’enfant à son arrivée ,et pour parer à ce danger latent ,nous étions contraintes discrètement de consulter le dossier médical de l’enfant ,ce qui nous révélait si ce dernier était infecté par cette maladie. Nous nous informions les unes les autres de l’état de l’enfant  en ce qui concernait cette maladie, afin de prendre les précautions élémentaires lors des soins,c’est à dire le port des gants. Au sortir de certaines réunions,où toutes ces consignes et théories qui  nous étaient transmises, et aux quelles,la plupart  de mes collègues adhéraient aveuglement,je me sentais isolée, et en proie parfois à des questions sur le bien fondé de toutes ces pratiques et convictions,et sur le sens de mon travail!

ARTICLE VIII

LES AGRESSIONS

On peut considérer comme normal, le fait que  des enfants vivant en collectivité se livrent à quelques chamailleries pour s’attribuer un jouet,ou la pulsion de mordre un camarade lié à un moyen de défense ,par contre il est n’est pas admissible  de tolérer des comportements agressifs, comme celui que je vais décrire. Un enfant de deux ans venant d’un milieu particulièrement violent,qui développait une agressivité  continue à celle de ses parents,et s’étendait réciproquement sur la fratrie. A son arrivée,contrairement aux enfants enlevés à leurs familles, ce petit garçon ne pleurait  pas,je l’ai pris dans mais bras pour tenter d’établir un lien affectif,et le sécuriser,en réponse,cet enfant en l’espace de cinq minutes m’a administrée deux gifles,il ne connaissait que la violence  comme moyen d’entrer en contact avec autrui . Par la suite, il n’a cessé de développer son agressivité à l’encontre de ses camarades,cette violence dans un premier temps s’appliquait aux enfants de son âge,puis s’est étendue aux bébés,parfois échappant  à la surveillance de ses maternantes, il venait à grimper dans le lit des bébés pour donner libre cours à son agressivité. Un dimanche après midi,alors que la plupart des enfants étaient parti pour le week -end dans leurs familles,allégeant  considérablement le travail des maternantes,dont la vigilance aurait dû se trouver facilité. Cet enfant a pu quitter son service,et s’introduire dans une autre salle,et attaquer une petite fille d’un an occupée à jouer sur un tapis de sol en salle de jeux. Cet incident grave, qui aurait pu être dramatique pour l’enfant agressé d’après le diagnostique du pédiatre des urgences,elle a failli perdre son oeil ,était ce  la conséquence du manque de réaction et d’efficacité de la responsable d’unité de jour  ,face à une situation aussi grave,et urgente pour l’enfant victime,qui heureusement a bénéficié de la réactivité de l’équipe de nuit.Il s’est passé un bon laps de temps entre l’arrivée du personnel de nuit,temps où l ‘enfant aurait pu être emmené en consultation et soigné. Cette triste expérience aurait dû déboucher sur un projet visant à renforcer la surveillance des enfants,et un travail pour mettre le doigt sur ce qui ne marchait pas ,en ce qui concernait la sécurité,  le travail,et la réactivité  entre différentes maternante, et responsable d’unité, constatant  que rien n’avait été mis en place dans ce sens.    J’en ai parlé lors d’une réunion de travail; L ‘enfant est resté défiguré pendant plus d’un mois ,elle est restée très craintive ,réagissant au moindre bruit, on peut concevoir qu’elle a subi un choc et un traumatisme pour une si petite fille. J ‘ai abordé le sujet sur ce thème lors d’une réunion de travail,il m’a été répondu, que les maternantes  avaient été traumatisées  par cet incident, par conséquent, il convenait   » d’en rester là ». Un traumatisme d ‘adultes au demeurant diplômés et formés,  pour assumer et prévenir toutes sortes de situations  dures et marquantes ,est il plus grave ,que celui d’un bébé démuni,qui n’a pas trouvé la protection qui lui était dû de la part du personnel concerné.

ARTICLE   IX

RECONSTITUTION DE LIEN FORCE

Il y a eu  S  abandonnée sous  X que j’ai connu à mon arrivée à la pouponnière ,alors qu’elle avait un an, à trois mois sa mère s’est rétracté , et l’a reconnu sans toute fois lui accorder une seule visite. Peu après,cette femme a mis au monde une autre petite fille,celle ci immédiatement reconnu,mais néanmoins placée à la pouponnière,à un étage différent de sa soeur . Elle recevait fréquemment la visite de sa mère,alors que l’aînée en était totalement privée. Lors d’une réunion de synthèse,j’ai pu entendre de a psychologue déclarer: »si cette maman  privait sa première fille de sa visite,c ‘est parce qu ‘elle l’aimait trop pour la voir. » Les groupements,services sociaux ont décidé de placer ces deux enfants dans une même famille d’accueil. Prenant conscience de la nécessité de rapprocher  la mère et sa première fille,puis qu’elle serait amenée à la côtoyer lors de ses visites à la seconde, il  était également indispensable d établir un lien entre les deux soeurs. Pour ce faire,nous avons dû pratiquement forcer les relations familiales entre la mère et sa fille aînée,ainsi qu’entre les deux soeurs. Au début  S vivait très mal cette nouvelle relation imposée et rejetait ouvertement sa mère, dès qu’on lui annonçait la visite de cette dernière, S refusait de s’alimenter,et sa température corporelle montait     jusqu’à 39 degrés ,elle s’enfermait dans un mutisme révélateur. Tous ces signes son la preuve qu’un enfant de deux ans est déjà conscient du rejet de sa mère,et éprouve une profonde angoisse; Ce placement a provoqué beaucoup de larmes et de perturbation chez cette petite fille. Cette expérience m’amène à me poser la question suivante: A t on le droit de contraindre un enfant à voir sa mère,qui elle même n’en éprouve aucun désir ?PouRquoi ne pas laisser le temps faire son oeuvre ?

ARTICLE X

LES ENFANTS DE SUBSTITUTION

J’ai été aussi très sensibilisée par le cas de ces deux petites  filles de 3 et 4 ans,placée par leur mère à la pouponnière. Cette maman atteinte d’une maladie grave était hospitalisée,ce qui explique le placement de ses deux enfants. Je précise que cette maman avait connu  le rejet de sa propre famille, dés la naissance de son premier enfant par conséquent ,elle avait rompu tout lien avec ses parents. Elle souhaitait, si elle venait à décéder que ses filles,comme l’indiquait sa lettre posthume soient adoptées  et n’aient aucun contact avec sa famille. Malgré les volontés de cette maman les deux enfants ont été mis en contact avec la famille après le décès de  leur mère. Suite à ce décès,cette famille s’est octroyé un droit de visite et de sortie des enfants ,bien sûr cautionné par la pouponnière. La soeur de la maman décédée ,donc la tante des enfants,qui déplorait de ne pas pouvoir être mère,s’est empressée de jouer à la maman avec ses nièces. Cette situation a durée quelques mois ,durant lesquels cette tante rendait visite régulièrement aux petites filles les sortait.Ces deux petites filles s’épanouissaient par cette l’affection maternelle de substitution ,qui a été de courte durée,en effet leur tante s’est aperçu qu’elle était enceinte,et s’est brutalement désintéressée  de ses nièces. Elle nous a clairement exprimé sa décision de mettre un terme à la relation qu’elle avait construite avec les deux fillettes. On peut imaginer aisément le chagrin  de ces petites rejetées ,par celle qui leur avait fait croire à un nouveau départ affectif. Il est clair,que si la volonté de la maman exprimée dans sa lettre dictée par l’expérience se son propre vécu avait été respecté,un tel  chagrin et désarroi ,auraient été épargnés à ces enfants. Pourquoi,nous n’avons pas pris en considération cette demande d’une mère manifestemant soucieuse  de ne pas  exposer ses enfants aux atermoiements d’une famille irresponsable. Après quelques mois d’attente ces deux enfants ont été adoptés au sein d’une même famille. Selon l’éthique de la pouponnière,nous n’avons plus eu de nouvelle :Une fois les enfants partis,nous devons en faire notre deuil !

ARTICLE  XI

UNE ADOPTION PROBLEMATIQUE

Je vais évoquer maintenant l’histoire de la petite SO ,dont la maman avait accouché sous X . Je précise que dans ce cas, les parents bénéficiaient à cette époque d’un délai de réflexion de trois mois (réduit à deux mois aux environs de l’année 2000 pour revenir sur leur décision d’abandon et reprendre leur enfant.) Les parents de cette enfant ont manifesté le souhait de la reconnaître ,sans toute  fois l’accueillir chez eux. Pendant quelques mois ses parents semblaient s’intéresser à leu fille, et la visitaient    plutôt régulièrement. Brutalement sans aucun avertissement,ils ont mis un terme à leurs visites. Suivant le code civil  ,l’enfant ne devient adoptable que sous la condition: Que les parents pendant une année n’aient cherché à  rétablir le moindre contact avec lui,ni physique,ni téléphonique,ni postal. Ce n’est que vers l’âge de quatre ans que la petite  SO  a pu bénéficier d’une adoption. On peut imaginer qu’un début de vie d’une durée de quatre ans au sein d’une pouponnière,déséquilibre un enfant,d’autan plus,que l’éducation de base ne comporte pratiquement pas d’interdit,ni règle de vie élémentaire,sous prétexte que ces enfants sont victimes d’une lourde histoire familiale,donc  aucune éducation de base. Notre petite SO nous a quittée  pour vive au sein d’une famille adoptive ,cette nouvelle vie a été de courte  durée pour SO ,car quinze jours plus tard , les parent adoptifs nous la ramenaient, expliquant que leur relation avec cette petite fille était très dure,et décourageante et qu’ ils se sentaient impuissant à assumer et faire face à de telles difficultés d’adaptation de l’enfant. Pour une petite fille ce cinq ans qui n’avait  jamais eu aucune éducation de base,ce n’était facile ni pour elle,ni pour les parents adoptifs. SO a attendu une année avant d’être de nouveau adoptée,cette nouvelle famille avait déjà adopté un enfant,et n’a donc pas été désorientée,ni affolée par le comportement de  SO . Ils ont su l’apaiser et la mettre en confiance.

ARTICLE  XII

DIFFICILE INTEGRATION

Je vais maintenant parler de la petite A, arrivée à l’âge de deux ans,nous avons vite constaté son intelligence Cette enfant était la neuvième d’une fratrie issue de différents pères,un de ses frère  était lui aussi placé ,mais dans une autre institution, étant plus âgé que sa soeur . Le frère,  au début rejetait sa petite soeur, car celui ci était plus investi par sa mère ,qui lui rendait des visites régulières, alors que celle ci montrait un désintérêt total pour sa fille. En fait  A ne s’est jamais adaptée à la vie en  communauté en pouponnière, ce mal être se traduisait par des angoisses qui provoquaient des pleurs silencieux , ou des crises de nerfs difficilement  incontrôlables, qui s’amplifiaient le soir avant de se coucher, rendant son endormissement difficile. Afin de la sécuriser, j’ai eu l’idée de l’emmener dans le bureau de veille,pour lui procurer un moment privilégié et la soustraire à ses angoisses, ce qui ne marchait pas mal ,car les moments privilégiés sont rares en collectivité. A demandait aux maternantes de jour le nom de la personne qui était de veille,et manifestement m’attendait avec impatience, les soirs où elle savait que je serais présente, j’ai pu constater qu’après chaque moment privilégié et affectif  que je lui offrais elle s’endormait paisiblement pour une longue et calme nuit. Mon initiative auprès de cette enfant fut plus ou moins désapprouvée  par mes collègue de jour, qui se voulaient toutes  puissantes vis à vis  de cette petite fille,et ne voulaient pas comprendre ma démarche pour sécuriser cette enfant. Je précise, que pendant une année, A n’a reçu aucune visite de sa mère,et que cette dernière ne s’est jamais inquiétée du sort de sa fille, trop occupée à en faire une dixième avec un autre père.C e qui rendait l’enfant adoptable (article 350 ). Tous les enfants ont besoin d’une famille qui leurs dispense  beaucoup d’amour,de sécurité,et particulièrement à A qui souffrait de vivre en communauté,et de ce manque d’intérêt et d’amour. Deux année ont passées à l’issue desquelles A fut placée en famille d’accueil avec son frère,dont elle n’a jamais éprouvé  le besoin de créer des lien affectifs ,mais malgré cela ils ont été placés ensemble soit disant pour la continuité des liens familiaux. Privant cette petite fille d’une adoption,pour des liens familiaux fantômes.

 

ARTICLE   XIII

LE    DYSFONCTIONNEMENT    DES INSTITUTIONS

Puis il y a eu  SA âgée de dix huit mois à on arrivée,dont l’histoire est si douloureuse ,qu’il m’est encore  pénible e la relater.

C’est la brigade des mineurs,qui nous l’a amenée en pleine nuit, en effet e père venait de se livrer sur la jeune  soeur de SA  âgée de quatre ans à un acte de sodomie,provocant la mort de l’enfant.

Suite à ce drame,les parents de la fillette ont été placés en garde à vue.

La petite SA était visiblement traumatisée par la violence à laquelle,elle a du être confrontée, ce traumatisme se traduisait par le rejet systématique de tous les objets et vêtements qui venaient du lieu du drame.

Dans un premier temps  SA  restait prostrée et très renfermée.  Après un long travail psychologique et beaucoup d’attentions  ,son attitude a changée et elle est devenue plus confiante avec les adultes.

Cette enfant est restée parmi nous pendant quatre années, durant lesquelles, elle a fait l’objet d’un travail de reconstruction qui s’est révélé satisfaisant.

Suite à une décision de justice le père a été  condamné à vingt ans de prison,  et la mère à cinq ans. Tous les deux ont vu leurs droits parentaux suspendus.

Contrairement à son conjoint, la mère n’a pas été incarcérée directement à la suite du jugement .

Quelques mois se sont  écoulés durant lesquels, elle outrepassait la décision du juge en rendant visite à sa fille à la pouponnière,et l’emmenait en sortie quelques heures le dimanche.

L e fait d’autoriser cette mère,qui n’avait plus de droits   parentaux sur son enfant,hors de la pouponnière représentait un manquement grave  au devoir d’obtempérer à la justice rendue.

J ‘ai exposé à ma supérieure hiérarchique, mon indignation face à un tel dysfonctionnement, qui faisait courir beaucoup de risque à l’enfant.

Dans sa réponse,elle a évoqué la provocation des petites filles vis à vis de leurs pères!!!

J’ai ressenti dans cette réponse,un désir très fort d’atténuer l’acte inqualifiable,et monstrueux du père, et de la passivité de la mère,qui a laissé faire.

A travers, un tel raisonnement je ne peux que décrypter un laxisme condamnable et dangereux, de la part des différents rouages chargés de faire appliquer la décision du juge.

Cette petite fille a passé trois années dans notre établissement à l’issue desquelles , il a été décidé qu’elle soit placée en internat, nous aurions bien sur préféré, que cette enfant,  après tout ce qu’elle avait subi bénéficie  elle aussi de la chaleur d’une famille d’accueil, mais hélas l’équipe médicale et sociale et psychologique,avait estimé que son histoire était trop  » lourde » pour être assumée par une famille d’accueil.

Une fois encore, les adultes ont l’avantage fait l’objet de considération de la part des responsables, au détriment des souffrances et du sort de cette petite fille.

Où sont les avocats pour enfants ? en trente ans de travail dans ce milieu, je n’ai jamais vu aucun enfant bénéficier de leurs services.

 

ARTICLE   XIV

DIVERSES NEGLIGENCES

Notre établissement était tristement connu du centre anti poison, pou les négligences dû au manque de surveillance.

C’est ainsi, que nous avons dû y faire appel à la suite d’absorption de produits toxiques,telle la pastille du lave vaisselle,éosine , diverses  crèmes, et autres médicaments anti reflux, qui n’auraient pas dû être à la portée des enfants,heureusement ce laxisme n’a entrainé aucun cas grave.

La négligence du personnel s’étendait également aux sorties des enfants ,il n’était pas rare qu’un enfant manque à l’appel le soir, tel ce petit garçon retrouvé par le directeur de l’établissement,trainant au milieu de a route ,    heureusement les brebis égarées ont toujours été retrouvées.

avant de clore ce chapitre sur la négligence des soignants et des maternantes, je tiens a évoquer le décès de ce malheureux bébé âgé  de trois mois, diagnostiqué comme mort subite du nourrisson.

Cette petite fille  souffrait  d’un problème récurant de reflue après chaque prise de biberon,et devait être couchée en position de proclive :C ‘est à dire en position relevée de façon permanente dans son lit,sous peine de fausse route,jusqu’à ce qu’elle soit en âge d’absorber des aliments dits solides.

Cet événement dramatique est survenu un jour consacré à la sortie au marché,pour certains enfants, la maternante responsable de cette petite fille a sans doute été trop pressée de partir en sortie,et a négligé  de signaler à une collègue qui restait dans e service, que ce bébé allait se retrouvé  seul dans sa chambre,et qu’il n’y avait pas longtemps qu’elle avait bu, processus normal de protection de l’enfant,en cas de sortie d’une maternante.

Le court normal du coucher pour un enfant souffrant d’une telle pathologie, est le séjour  en baby  relax durant toute le durée de la digestion,puis l’installation de ce bébé en proclive  dans son lit.

Amon avis,le déroulement de ce    processus  n’a pas été respecté, ce qui expliquerait  le décès  de cette  enfant.Ce qui m’a conforté dans ma déduction est la constatation du médecin qui a tenté de  la   ranimer est la présence de lait dans les poumons, ce qui prouve que cette enfant a été recouchée trop rapidement.

Une enquête a été ébauchée, mais fût bien vite étouffée laissant ce décès suspecte. Je reste convaincue, que la direction face a cette enfant  venant d’un milieu défavorisé,et alcoolique n’a pas fait l’objet de recherches  plus approfondies à ma grande indignation,il m’a été déclaré qu’étant donné la basse extraction de cette enfant, qui pourtant était aimée  par ses parents « le cas ne valait pas la peine d’être éclairé plus en avant « . C’était une mort subite point final .

 

ARTICLE  XV

FAMILLE D ACCUEIL

Je vais évoquer maintenant l’entrée  des enfants en famille d’accueil.

J’ai connu le temps, ou la mise en relation entre la famille d’accueil et l’enfant se faisait  progressivement, dans le souci d’éviter une rupture trop brutale   à nos petits pensionnaires. On prenait le temps d’expliquer à l’enfant concerné, qu’il allait être accueilli dans une autre famille , puis on lui montrait des photos des différents membres de cette dernière, afin qu’il puisse se familiariser peu à peu avec cette nouvelle famille.

Ensuite venaient les présentations mutuelles, qui amenées en douceur s’avéraient harmonieuses dans la plupart des cas.

Ce changement de vie restait pour l’enfant une rupture supplémentaire , qui brisait parfois le lien très fort qu’il  l’unissait à ses maternantes.

Ce changement de vie restait pour l’enfant une rupture supplémentaire, qui brisait parfois le lien très fort qu’il l’unissait à ses maternantes.

L’implantation définitive de l’enfant dans sa future famille se faisait qu’après plusieurs étapes , commençant par une visite de la famille d’accueil à la pouponnière , puis après ce premier contact,était suivi au bout d’une semaine par une visite au domicile de la famille accueil de l’enfant accompagné de sa maternante référente,puis une nuit passé seul au sein de cette famille.

Il faut préciser, qu’avant la nuit passée dans la famille d’accueil, celle ci venait plusieurs fois déjeuner au réfectoire de la pouponnière avec l’enfant, puis sortait pour une promenade en ville dans l’après midi.

Le jor du départ définitif de l’enfant une petite fête était organisée en son honneur,avec tous ses petits copains du service,pour lui dire au revoir.

Tant que ce processus de progression a été respecté l’intégration de l’enfant dans son nouveau lieu de vie  se déroulait harmonieusement .

Malheureusement ,il a été décidé par la suite ,que le travail d’adaptation devait être écourté,et l’enfant se voyait très rapidement parachuté dans sa nouvelle famille sans beaucoup de préparation,ce qui entrainait souvent des problèmes .

Je vais illustrer cette déclaration par le cas du petit K ,qui visiblement souffrait   d’un grand manque affectif,  et exprimait son mal être en se cognant fortement la tête la nuit sur le contour en bois de son lit, jusqu’à se blesser grièvement en se faisant saigner.

Les nuits de cet enfant étaient angoissantes pour lui, et pour moi le seul moyen que j’ai trouvé pour éviter qu’il ne se blesse, c’était de mettre son matelas par terre, où il arrivait à se calmer et s’endormir sans toute cette violence,qu’il se faisait subir.

J’ai signalé dans mes rapports plusieurs fois le comportement destructeur de cet enfant, aucune décision n’a été prise ,et mes écrits n’ont obtenu aucune réponse.

La famille d’accueil non avertie des malheureuses réactions de cet enfant a développé une sorte de panique,face à ces manifestations impressionnantes ,et elle  nous ont ramené ce petit garçon,qui part la suite a été placé en foyer.Ils n’ont pas su gérer la crise,il faut dire que les rapports étaient légèrement édulcorés, quand les situations étaient difficiles,ainsi certaines  familles étaient mal préparées à recevoir ce genre d’enfant, et qui amenait un échec traumatisant pour l’enfant.

ARTICLE XI

ADOPTION

C’est un des meilleurs souvenirs de ma carrière. A deux mois le  bébé né sous X est adoptable, à un mois et demi l’enfant passe en commission d’adoption,qui lui choisit une famille suivant des critères très précis,la famille choisie est contactée et a quinze jours pour accepter ou non ,elle reçoit une photo de l’enfant avec un courrier l’informant .

Dés que la famille a accepté,un travail est effectué auprès de l’enfant. Il est reçu par la responsable d’unité et une psychologue

qui lui expliquent que le délai de rétractation de sa maman est passé, et qu’elle a fait le choix de lui donner une autre famille, qui saura l’élever et lui donner  tout l’amour et l’attention dont il a besoin pour s’épanouir dans sa future vie.

Donc il a une maman et un papa qu’ils l’attendent   impatiemment ,puis on lui montre les photos de sa nouvelle famille,la maison jusqu’au chat ou chien si il y en a un .

Ces photos sont accrochées sur son lit,une semaine plus tard,la mise en relation à lieue ,c’est un moment très émouvant,et très attendu.

La présentation de l’enfant avec sa nouvelle famille se fait dans un endroit neutre, souvent dans un bureau du service social.

Une semaine avant la mise en relation, les parents ont été reçu par une psychologue pour un entretien,après une enquête  sérieuse auprès de la famille adoptante.

L’enfant est présenté aux parents dans les bras de sa maternante,c’est un moment très fort, il comprend tout de suite,et regarde intensément ses nouveaux parents ,lesquels sont tellement émus,qu’ils ont souvent les larmes aux yeux, puis ils le prennent dans leurs bras, où l’enfant s’y love avec plaisir.

La mise en relation va durer quinze jours,si tout se passe bien entre l’enfant et les parents, qui vont être suivi, aidé dans leur relation avec leur enfant.

Les parents viennent tous les jours pour la prise du biberon,son bain et faire ainsi plus ample connaissance, et amorcer un lien très fort.

Souvent  les bébés ,qui développaient des maladies, telles des infections respiratoires,otites à répétition,après leur mise en relation avec leur futurs  parents ,n’avaient plus aucune manifestation, ce qui était impressionnant.

Puis vient la sortie de l’après midi dans le parc,suivi d’une nuit chez ses nouveaux parents, et si tout se passe bien ce qui est la plupart des cas.

C’est le grand moment du départ définitif.

Une petite fête est organisée avec les enfants du service,et les parents adoptifs pour célébrer son départ,et son entrée dans une nouvelle vie.

Souvent les parents adoptifs donnaient des nouvelles de l’enfant  au personnel qui s’était occupé de l’enfant , environs un an après l’adoption ,souvent pour la nouvelle année,et cela faisait plaisir de voir son évolution et son épanouissement.

Mais, je me suis toujours demandée comment se passait l’adolescence pour ces enfants, pour certains la maman laissait une lettre dans leurs dossiers,qui expliquait le pourquoi de cet abandon,et quelques   renseignements  sur leurs racines. Si à l’âge de 18 ans ils se posaient des questions et voulaient  connaître leurs histoires,mais beaucoup avaient un dossier vide,et il est difficile de se construire sans racine.

On n’a jamais eu de suivi d’un enfant sur plusieurs années,donc pas de statistique sur les différentes réactions de ces enfants.

Beaucoup de questions sans réponse!!

 

ARTICLE XII

RELATION DU PERSONNEL AVEC SA HIERARCHIE

Relation difficile et chaotique ,le personnel se sent épié ,jugé continuellement dans la moindre parole à l’ enfant,ce qui fausse parfois le rapport entre l’enfant et sa maternante,surtout quand la responsable reste debout à côté a analyser le moindre geste.

Convocation annelle, pour faire un bilan ,qui compte pour les notes, et les responsables se chargent de relevé tout ce qui va mal dans votre travail durant l’année passée.Le constat est plutôt à charge.

But du jeu mettre à mal la personne,et tous les moyens sont bons !même se servir de votre vie privée,si vous avez eu la faiblesse d’en parler un jour.

l’aboutissement de ce processus est il profitable ou néfaste? pour accomplir un bon travail auprès de ces enfants en souffrance.

 

CONCLUSION

Voilà, c’est le vécu d’une auxiliaire puéricultrice ayant travaillé à la pouponnière, avec ses joies ,ses  peines et surtout ses incompréhensions ,et ses questions sur ce travail gratifiant ,mais difficile.

 

DESCRIPTION DES DIFFERENTES REUNOINS

_REUNION D UNITE

Réunion,où  tout le personnel se réunit pour évoquer les différents problèmes liés au fonctionnement du service,tel les repas,la sieste,différents entre le personnel

REUNION DE POSTE.

Discutions sur les enfants,leurs comportements au cours de la journée,aux visites des parents avec  les maternantes qui s’occupent des enfants de ce poste.

_REUNION DE SYNTHESE

Discussion   d’enfant avec la responsable d’unité,le groupement,la maternante,référente à l’enfant,la psychologue,assistante sociale,pour la mise en place d’un projet pour l’enfant,ou démarrage d’une psychothérapie.

DESCRIPTION DU PERSONNEL

-R U responsable du service infirmière puéricultrice

AIDE SOIGNANTE

_Donne les médicaments aux enfants,présentation des malades au pédiatre,soins médicaux

_MATERNANTE

Auxiliaire puéricultrice qui s’occupe des enfants la journée et la nuit

_BIBERONNIERE

Composition des biberon

_LINGERE

Entretien du linge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans enfants malraites | 4 Commentaires »

 

Aspie |
Mariagehenrietmarion |
La naissance d'un Papa... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Leadelplace
| Ftcdress1
| Barthenfamily